Monday, May 26, 2008

Du regard de l'enfant


Dimanche matin petit dialogue au sortir du lit:

Molly: Regarde Maman, l'éléphant!
Moi: Hein où ça?
Molly: Là, l'éléphant, loooooooooook!

Elle pointe le doigt vers l' iBass; je regarde...

Molly (légèrement impatiente, du style "oh la la, faut tout expliquer ici", presqu'un haussement d'épaules - tout juste 3 ans, je le rappelle): là, éléphant.
Moi: Ah ben oui.

Ma fille voit des choses que je ne vois pas. Un regard artistique et poétique que l'on perd en grandissant. Pourvu qu'elle le garde longtemps, longtemps ce regard.

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Sunday, May 25, 2008

L'Eurovision c'est ringard mon ami

Oh la la we are so sad!
Last night N and I watched the Eurovision. God it's such a long time we haven't done that: watching a stupid contest on telly. I still don't understand why people waste their time watching losers on TV. American Idol, Star Academy, La nouvelle Star, you name it... I'm allergic. Anyway the Eurovision was the exception. It reminded us of happy times in Dublin. Ireland was a country that used to live for Eurovision: time would stand still. I used to have male friends wearing tight pants and t-shirt that would always organise an Eurovision party. These events were the best. Great laugh and plenty of drinking.

Last night N was disapointed to see that Dustin the turkey didn't make it to the finale and that Ireland was left with no contestant. First time ever?
I was expecting a lot from Sébastien. « Divine » was growing on me for a few days and I loved his look « décalé ». N loves the song and doesn't stop humming it. I have to admit that it starts to be a little be irritating right now.
My « trio de tête » was: France, Croatia and Norway.

Once again the votes were highly predictable. If you know your geo-politics you can easily predict the final results without to much brain stretch.

I have something to say regarding the French performance: it seems that the sound and the camera work around Sébastien Tellier wasn't the best. In fact it's like the sound was on mono instead of stereo and the cameraman wasn't taking the best angle; did anybody noticed that? Was Séb at his top level or was his art abilities impaired by some substances?

Thinking of it, I would suggest that we leave the Eurovision contest to the eastern european countries (they seem sooooo enthusiastic) and that we concentrate our energy, time and money to more serious causes. The Eurovision is « ringard » my friend. Time to move on.

And, by the way: the Eurovision is a song contest that has nothing to do with music. Nothing at all.

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Thursday, May 22, 2008

Le premier vélib stripper

La Facebook attitude a encore frappée. Cette fois c'est un gars qui a créé un groupe sur le bouc intitulé: « Si ce groupe atteint 1000 personnes, je traverse Paris à poil en vélib ». Bien évidemment le groupe a atteint les 1000 membres assez rapidement et le p'tit gars il a tenu son pari (à Paris). En voilà un qui n'a pas froid aux yeux ni aux c.......
Il a terminé sa balade d'Adam au commissariat.
Le monde est fou!



Vélib à poil dans paris

PS: J'espère qu'ils vont nettoyer la selle.

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Wednesday, May 21, 2008

Au secours, j'ai fait une tarte aux pommes avec des mûres!

Je vais vous livrer une petite recette qui a fait le bonheur de la maison et de quelques heureux élus. Elle n'est pas vraiment de saison puisqu'il vous faudra des mûres pour la réaliser. N'en déplaise à Gordon Ramsay, on trouve des mûres dans la plupart des supérettes du coin. Si je vous parle de cet excité des fourneaux, chef super étoilé multipliant les programmes de télé réalité ayant pour seul but de beugler « fuking hell » à des apprentis cuisiniers et à des patrons de restaurants en faillite, c'est qu'il a poussé une énième gueulante il y a quelques jours. Sa dernière croisade vise à demander une législation pour mettre des amendes aux chefs qui utiliseraient des produits non saisonniers dans leurs menus. Il trouve criminel de servir des asperges en décembre et de proposer des fraises du Kenya en plein milieu du mois de mars. Une colère qui part d'un bon sentiment de protection de l'environnement. On ne peut qu'approuver. C'est vrai que l'on peut se demander par les temps qui courent s'il est bien raisonnable de transporter de pauvres petites fraises qui n'ont rien demandé depuis le fin fond du Kenya. Mais néanmoins doit-on encore supporter un autre coup de gueule mediatique du chef Ramsay ayant probablement pour objectif de faire une promo sournoise de son prochain show télévisuel, bientôt sur vos écrans? Je n'ai qu'une chose à te dire Gordon: quand tu arrêteras de te déplacer en jet privé entre tes restaurants des quatre coins du monde, j'aurais peut-être une sympathie pour ton combat de la promotion de fruits et légumes locaux.
Cela étant dit voici la recette d'un autre chef médiatique anglais (mais moins vociférant), Jamie Oliver, librement adaptée et traduite par mes soins.

Petite précision: mes mûres viennent du Guatemala. Shame on me.

La « blackberries and apple pie »

Pour 6 à 8 personnes, il vous faudra:

une pâte brisée,
50 gr de beurre et un peu plus pour beurrer le plat à tarte,
100 gr de sucre brun/noir,
2 grosses pommes Bramley, épluchées, épépinées et tranchées en 16 morceaux,
4 à 6 pommes Cox, épluchées, épépinées et tranchées en 8 morceaux,
4 grosses cuillères à soupe de miel,
150 gr de mûres (pas taper Gordon!)
1 oeuf entier battu

Préchauffer le four à 180°C environ.
Mettre le beurre et le sucre dans une grande casserole. Quand le tout a fondu, ajouter les pommes et le miel. Faire cuire à feu doux pendant 15 minutes, couvercle sur la casserole. Remuer de temps en temps pendant la cuisson.
Ajouter les mûres litigieuses et continuer la cuisson pour 5 minutes de plus sans couvercle, en mélangeant de temps en temps.
Pendant ce temps abaisser la pâte brisée sur un moule à tarte préalablement beurré. Avec une fourchette piquer la pâte à plusieurs endroits.
Mettre les pommes et les mûres dans un chinois pour filtrer le jus. Conserver le jus.
Laisser les fruits et le jus refroidir.
Une fois refroidies, disposer joliment les pommes et les mûres sur le fond de tarte. Verser la moitié du jus sur les fruits. Vous pouvez disposer du reste du jus.
Brosser à l'aide d'un pinceau de cuisine les bords de la pâte avec l'oeuf battu.
Enfourner pour 40 minutes environ.
Servir tiède avec une boule de bonne glace à la vanille de Madagascar, hein Gordon!

Vous m'en direz des nouvelles.


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Tuesday, May 13, 2008

Le rapport avec la choucroute

Une pub culte qui fait un carton ici.



Quelqu'un peut-il m'expliquer le rapport avec le chocolat car moi être plus con que le gorille et moi pas comprendre.
Selon les spécialistes pubeux ils sont très forts chez Cadbury car depuis cette pub ils vendent encore plus de chocolat. Mais moi toujours pas comprendre car le chocolat Cadbury il est toujours aussi dégueulasse.

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Monday, May 12, 2008

Considérations esthétiques

Température locale 24 degrés. Pfiou, tu te rends compte... dans le nord de l'Angleterre. Réchauffement de la planète? Bring it on baby! Yes yes yes. Dans le jardin deux chaises-longues se font la conversation, les tongs sont de rigueur et les bbq s'enchaînent. Le retour de beaux jours n'a pas que du bon. Hier, je me suis aventurée au supermarché local pour remplir le frigo. Tu aurais vu tous ces rosbifs bien à point et rougeots à souhait. Ils étaient si dodus dans leur tenue de plage (au supermarché, à une bonne centaine de kilomètres de toute plage praticable) que l'on aurait dit des filets de boeuf bardés de graisse prêts à être enfournés.

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Thursday, May 08, 2008

Face bouc

Public avisé que tu es, je suis sure que je n'ai pas besoin de t'expliquer le monde merveilleux de Facebook. Il y a au moins un geek dans tes contacts mail qui, un jour, t'a lancé une invitation pour devenir son ami(e). Ensuite tu as ouvert un compte et tu as commencé à remplir ta page avec les détails les plus intimes de ta vie privée. Puis tu as senti le besoin de remplir ta liste d'amis car finalement tu te sens seul dans ce monde hostile de virtualité. A ton tour tu as lancé des invitations à tes contacts mail. Certains t'ont répondu positivement et ils sont devenus tes amis. Youpi! D'autres n'ont même pas pris acte de ta requête car ils n'ont pas de compte Facebook, les pauvres nazes.
Ensuite avec tes « amis » tu as commencé
- à répondre à des quiz à la con – le dernier en date et très populaire (je l'ai reçu au moins 20 fois; non, je ne jouerai pas!) étant un quiz sur le cinéma: « Qui a couché avec qui? » ;
- à offrir des bières virtuelles,
- à jouer à des jeux super addictifs (Scrabulous),
- à écrire sur le mur de tes amis,
- à adhérer à des groupes communautaires complétement débiles (« Quand je comprends pas j'attends qu'un abruti pose la question avant moi »)
- et à frénétiquement actualiser ton « statut » pour dire au monde ce que tu es en train de faire en ce moment même – Germaine fait pipi.

Bref, elle est pas joyeuse ta vraie vie car tu en as du temps à perdre dans des bétises.

Et si tu imaginais ce que Facebook pouvait donner dans la vraie vie... Regarde and stop Poking me!

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Wednesday, May 07, 2008

Dîner de filles à la Brasserie Blanc


La Brasserie Blanc s'est installée à Leeds il y a quelques mois et cela faisait un petit moment que je voulais tester sa cuisine pleine de promesses. Un dîner de filles fut organisé bien à l'avance histoire de contenter tout le monde. Pas moins d'une vingtaine de mails pour essayer de fixer une date... Avouez qu'il faut être tenace! Tout le monde semblait partant jusqu'à ce qu'un petit lot de fâcheuses se décommande moins de 3 heures avant le rendez-vous si difficilement organisé. Pour une fois je ne m'étais pas collée à la tâche. Merci Elodie! Je ne suis pas sure que tu recommences de sitôt. Dîner à 9pm en plein milieu de semaine semble mission impossible pour certaines, même si cela est prévu une bonne quinzaine de jours à l'avance. C'est vous dire l'ambiance festive qui règne dans mon maigre tissu social local. Anyway, il en faut plus pour décourager 3 gastronomes. Cath, Elo et myself, nous nous sommes retrouvées comme convenu à la Brasserie Blanc un mercredi soir pour dîner.


Quartier: ambiance docks désaffectés en voie de modernisation, sûrement prisé par les entreprises.
Cadre intérieur: parquet, mur de vielles briques, petites colonnes blanches. Probablement une ancienne usine. Très réussi.
Service soigné.
Ambiance: décontracté chic avec des poulettes anglaises en veux-tu en voilà.
Carte: seul petit désappointement pour ma part. Comme le slogan et le concept c'est « Real French food close to home », je m'attendais à de bons petits plats bien de chez nous et pas des mets transformés pour convenir au palais anglais. Dommage car c'est l'impression que j'ai eu en lisant la carte et en regardant les assiettes. Touche française tout de même avec la corbeille de pain (baguette délicieusement fraîche) et l'eau servie en carafe sans rondelle de citron dedans. C'est peut-être un détail pour vous mais pour moi boire de l'eau citronnée après un verre de vin relève du blasphème.
Néanmoins le repas fut agréable, plutôt bon et le crumble à la rhubarbe divin.

Ma note sur 5: 3,5

Victoria Mill, Sovereign Street, Leeds, LS1 4BJ

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Wednesday, April 30, 2008

Je suis grave

Je ne sais pas chez vous mais ici, dans le Yorkshire, il fait un temps de chien.

- Gloussements débiles -

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Sunday, April 27, 2008

Une blonde à l'aéroport

Vendredi 18 avril, aéroport de Leeds-Bradford
Grand moment de blonditude ce matin. Au moment d'enregistrer pour Dublin je produis mon passeport. Je le tends à l'hôtesse qui après quelques secondes d'hésitation me le rend, page ouverte. Sur la page je vois une photo de bébé de quelques semaines. C'était le passeport de Molly que j'avais par mégarde placé dans mon portefeuille, à la place du mien. Gloups. Un moment d'égarement sans doute. Je me vois clouée au sol, condamnée à mettre une croix sur mon petit week-end dublinois.
J'ai bien ma carte d'identité, mais elle date de Mathusalem, à l'époque où l'ambassade qui me l'a délivrée (Dublin 2001) écoulait les stocks des cartes ancien format. Souvenez-vous, ce n'était pas encore le format carte de crédit mais les cartes en papier jauni qui se plient en deux. Collector baby. Un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Je tente mon va-tout et c'est fièrement que je tends mon antiquité à la dame. Autant vous le dire, je n'en menais pas large et mon cerveau de blonde – racines comprises – commençait déjà à caresser l'éventualité d'un week-end pluvieux dans le Yorkshire.
Pendant ces longues secondes de l'examen minutieux de ce bout de papier qui fait office de preuve de ma modeste existence, j'élaborais les excuses que j'allais donner aux copines qui m'attendaient en Irlande. Il s'en passe des choses dans un cerveau de blonde.
Finalement Dame Ryanair a quitté son comptoir avec ma carte pour en référer à son supérieur. Longues minutes d'attente, ne pas se retourner pour ne pas voir la queue qui se forme. Une queue de passagers très impatients d'enregistrer pour aller prendre un café, une cigarette et plus si affinité, avant l'embarquement. Au retour de la gente dame j'ai gardé ma « poker face » et j'étais prête à subir l'affront d'un refus et la honte devant tous les autres passagers. Et là, le miracle. La gentille hôtesse a procédé à la suite des formalités d'enregistrement. Ce bout de papier délivré par les autorités françaises, sans date d'expiration, d'un format et d'une facture plus que douteux a fait l'affaire.

Note to myself: always check if the passport is in my purse before leaving for the aiport.

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