Je vous déjà raconté mes déboires pour faire scolariser Molly à Londres: un vrai parcours du combattant. Il y a un manque cruel de places en maternelle et en primaire ici.
Le fait de déménager en juillet n'a pas arrangé les choses car les demandes de desiderata se font en février. Or, en février nous ne savions pas encore que nous allions déménager. Nous pensions tout bonnement que nous étions encore condamnés à rester dans le Yorkshire. Nous avions donc choisi pour Molly trois écoles dans le secteur de Wetherby.
En mars, on apprend que l'on déménage à Londres. Youpi, sauts de cabri, feu d'artifice et jet de culotte! Je fais les démarches nécessaires pour le changement de secteur scolaire de Molly.
Et c'est là que les emmerdes commencent. Bien évidemment il ne restait que quelques écoles avec des places. On fait notre choix et on attend le verdict.
Et c'est dans la semaine de notre arrivé à Londres que la nouvelle tombe: Molly rentrera en « reception » (première année de leur système primaire) qu'à partir de janvier 2010.
Et que se passe-t-il donc de septembre à janvier? Hein?
Je m'entends répondre que c'est à nous de nous débrouiller pour trouver une place en nursery.
Bref, après moultes coups de fil et emails, j'ai trouvé une place en nursery jusqu'à janvier.
Molly y a effectué sa rentrée la semaine dernière. Oui, vous avez bien lu sieurs dames, la date de rentrée c'était le 4 novembre. Pourquoi? (très bonne question)
Parce que les bouts de chou, ils rentrent les uns après les autres. Il y a un nouvel enfant chaque jour qui effectue sa rentrée. Quand il y a 50 gamins dans une classe ça peut prendre du temps.
La raison derrière cela me semble obscure et d'autant plus depuis que j'ai assisté à sa mise en place.
En théorie le système « un jour-un enfant » devrait permettre à l'enfant de se sentir bienvenu, accueilli par les autres. Un assistante maternelle devrait s'occuper tout particulièrement de lui, et lui faire découvrir son nouvel environnement, fabriquer avec lui son étiquette pour le porte-manteau...
Dans les faits, c'est tout autre chose: les enfants de cet âge n'ont que faire d'un nouveau petit arrivant, bien trop occupés à approprier leur nouvel environnement. Quant à l'étiquette du porte-manteau, elle n'est arrivée qu'au bout d'une semaine. C'est sympa d'expliquer à son enfant chaque matin qu'elle doit accrocher sont manteau là où il n'y a pas d'étiquette!
La première semaine est une semaine d'adaptation. L'enfant s'adapte petit à petit et on demande à un parent d'être présent les premiers jours.
Dès le deuxième jour on m'a demandé de bien vouloir vaquer à mes occupations. Molly était comme un poisson dans l'eau. Je ne me suis pas fait prier. Je suis partie sans demander mon reste en faisant de petits sauts de cabri. Certains parents y sont encore 2 semaines après! C'est à se demander s'il y a des gens qui travaillent dans le quartier!
En quittant l'école ce jour-là je me disais « chouette encore 2 ou 3 jours et elle sera à temps complet de 9h à 15h15 ».
Sauf que maintenant cela fait presque 10 jours et on me demande toujours de venir chercher Molly à 11h30.
Hier matin, je suis allée voir le directeur de l'école maternelle et je lui ai demandé quand est-ce qu'il comptait faire passer Molly à plein temps.
J'ai eu une réponse de fonctionnaire: « Oh mais il y a d'autres enfants avant elle ». Je lui ai répondu que Molly était prête, qu'elle se sentait bien à l'école... que c'était même son équipe d'assistantes maternelles qui le disait. Chacun son tour qu'il m'a répondu. Ou presque.
Elle dure longtemps la semaine d'adaptation dis donc.
Donc, pour résumer, ma fille rentre avec deux mois de retard avec leur système de demeuré et ensuite elle doit prendre son tour pour être admise à plein temps. A cette allure, on arrive à Noël (et malheureusement cette dernière phrase est dite sans sarcasme).
Aujourd'hui l'homme téléphone au directeur. Ca va ruer dans les brancards.
Ils sont Irlandais tous les deux, ils devraient trouver un terrain d'entente.
A suivre